La sève de bouleau AB du Plateau de Millevaches

Un peu de botanique

Les Bouleaux ont donné leur nom à leur famille : les Bétulacées, qui comprend 6 genres Alnus, Betula, Carpinus, Corylus, Ostrya, Ostryopsis.

Le genre Betula comporte 2 ou 3 espèces indigènes. Le nôtre est le Betula pendula ou verrucosa (nom latin)

Ses synonymes français sont : Bouleau blanc, Bouleau pleureur, Bois à balais, Biole, Bech, Brel, Arbre de la sagesse, Boulard …..

On le reconnaît à son port retombant, à ses petites verrues grisâtres sur les jeunes rameaux (d’où le nom verruqueux) et à ses vieilles écorces qui forme à la base du tronc un ensemble écailleux de plaquettes dures et profondément fissurés. Ses feuilles sont triangulaires, glabres (sans pilosité), à double dentition, c’est à dire à grandes dents elles-mêmes dentées.

Le Bouleau verruqueux est une espèce pionnière peu exigeante qui croit sur tous types de sols s’accomodant aussi bien des sols humides que secs. Sa seule exigence vèritable? est son besoin de lumière : il disparaît si d’autres espèces arborées lui font ombrage.

Le Bouleau est un spécimen qui dépasse rarement les 25 m de haut et a une longévité de 60 à 120 ans

Au printemps, le bouleau produit pendant un mois, 200 litres de sève par jour, c’est donc plus de 6000 litres de sève qui viendront nourrir un seul arbre.

Un peu d’histoire

L’eau de Bouleau parfois appelé le « sang de bouleau » est aussi bien consommée et commercialisée communément dans les pays scandinaves que dans les pays Baltes. Les anciens, qu’ils soient amérindiens, finlandais … entaillaient les arbres à la hachette de pierre, puis d’acier. Une goulotte permettait de récolter le précieux liquide .

Aujourd’hui les bétuliculteurs (de Betula!) utilisent de petits tubes alimentaires pour guider la sève directement dans les cuves de stockage garantissant ainsi une grande pureté sans souillure et sans contact avec l’air.

Dans le centre, le nord et l’ouest du Canada, régions où l’érable à sucre est absent, les Amérindiens récoltaient la sève du bouleau. Ils la buvaient telle quelle ou l’ajoutaient aux soupes. On en faisait parfois du sirop qui entrait dans la préparation de la bannique (pain amérindien sans levure). Au Québec, les Algonquins récoltaient la sève du bouleau jaune qu’ils mélangeaient à celle de l’érable à sucre pour la fabrication du sirop.

En Europe, on a aussi recueilli la sève du bouleau blanc. Pour la conserver, on ajoutait quatre ou cinq clous de girofle au litre. Elle a permis de faire un vin légèrement pétillant, ou encore une bière aux propriétés rafraîchissantes et diurétiques.

Des écrits relatent qu’elle existait déjà, il y a 3000 ans chez les populations nordiques, lapones, slaves, scandinaves. On retrouve son emploi traditionnel dans les Highlands en Écosse et chez tous les peuples d’Europe du Nord,  le bouleau est très répandu, et les cures printanières de sève de bouleau y sont pratiquées depuis le XIIe siècle.


Sa composition

Extrait du livre de Bernard Bertrand – Le Bouleau – Edition Le Compagnon Végétal

Des références bibliographiques

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